26 avril 2021

La localisation de l’aide : perspectives du Sud et le cas du Vanuatu

 

Texte rédigé par Marie-Claude Savard (UQAM) et Morgane Rosier (Université d’Ottawa)

Le terme « localisation » est polysémique et reflète certaines divergences entre les perspectives du Nord et les perspectives du Sud. Globalement, la communauté humanitaire s’entend que la localisation inclut une variété d’approches et de perspectives qui valorisent le rôle, les contributions et la capacité d’intervention des acteurs locaux ou nationaux dans la mise en œuvre d’interventions d’urgence. Certes, certaines auteures font remarquer que « l’agenda de la localisation », comme on s’y réfère souvent, est piloté par les grands acteurs du Nord — bailleurs de fonds et ONG internationales. Ainsi, le renforcement du pouvoir des acteurs locaux s’inscrirait dans une logique d’efficacité, pour remédier aux crises de légitimité — qui ont notamment fait suite au tsunami de l’Océan Indien et au séisme en Haïti — qui ont révélé des failles dans le système humanitaire. Cela se traduirait donc, comme plusieurs autres feuilles de route ou standards normatifs, par des actions à poser par les acteurs du Nord. Mais qu’en est-il de la perspective des acteurs du Sud — et de leur définition de ce qu’est la localisation?

L’article complet est disponible sur le blogue Un seul monde.