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Gestion des risques et de la sécurité

Ce nouvel axe de recherche aborde la gestion des risques et de la sécurité à partir des sciences de la gestion et des études internationales. Les territoires de l’aide humanitaire et du développement sont depuis toujours politiques et conflictuels, reconfigurés par des logiques sécuritaires et logistiques imposées de l’extérieur (Duffield, 2007; Prinz et Schetter, 2021) et marqués par une géographie fragmentée. Ce sont des sites de tensions entre de multiples acteurs (étatiques, non gouvernementaux, privés, locaux, groupes armés) qui produisent diverses manifestations de la sécurité et de l’insécurité. Ces dernières années, les contextes se sont complexifiés, rendant l’accès aux populations plus difficile. La montée des régimes autoritaires et le rétrécissement des espaces démocratiques transforment des territoires jusque-là sécuritaires en zones « à risque ». Si les organisations humanitaires sont plus outillées pour agir dans des environnements précaires, les acteurs du développement doivent revoir leurs pratiques et outils d’analyse (Jachens, 2019). Depuis la pandémie et dans un contexte de localisation, on constante une sous-traitance accrue du risque, qui pose des enjeux d’imputabilité pour organisations, gouvernements et bailleurs. Cet axe explore ces nouveaux territoires (in)sécuritaires afin d’éclairer le travail des acteurs de l’aide.

Responsables de l’axe Gestion des risques et de la sécurité

François Audet

François Audet

Catherine Viens

Catherine Viens
Projet 1 – Les (in)sécurités en contexte de crise multidimensionnelle : À partir des cas d’Haïti, du Honduras et de la Somalie, ce projet vise à théoriser l’articulation des risques sécuritaires dans des contextes où se croisent crises politiques, sociales, économiques et environnementales, en lien avec les travaux existants des chercheur-e-s  de l’OCCAH.
 
Projet 2 – Sécurité et responsabilisation organisationnelle : Ce projet prolonge une décennie de recherches appliquées sur la gestion des risques dans les secteurs humanitaires et du développement. Il propose de conceptualiser l’obligation de diligence (duty of care) en contexte de sécurité internationale à partir de pratiques organisationnelles concrètes et en partenariat avec des organisations telles que Protect Humanitarians, qui fait du plaidoyer pour la protection des travailleur-e-s humanitaires.

Chaire de gestion de projet (ESG UQAM) Institut d'études internationales de Montréal (IEIM) Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) Conseil de recherches en sciences humaines