Logo OCCAH - 15 ans

10 mars 2020

Chroniques d’un humanitaire dans la tourmente congolaise (2001-2011)

Impossible de faire un survol de dix années de travail humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) sans donner un aperçu de l’évolution du contexte politique et sécuritaire, condition sine qua non pour comprendre la nature des interventions humanitaires et la difficulté de les mettre en oeuvre. D’autre part, il ne faut pas minimiser l’environnement socioculturel, lequel interfère régulièrement dans notre travail. Juste pour donner un aperçu de cette période 2001-2011, le pays est sorti en 2003 de la première « guerre mondiale africaine » (mot attribué à Bill Clinton) avec l’implication de 14 000 militaires angolais, namibiens et zimbabwéens alliés du président Kabila alors que 19 000 soldats rwandais et ougandais supportaient les mouvements de rébellion. La fin de la guerre fut suivie d’une transition politique, incluant toutes les ex-parties belligérantes, conduisant en 2006 aux premières élections démocratiques présidentielle et législatives depuis l’indépendance du pays en 1960, année où les premiers casques bleus sont arrivés au Congo. Malheureusement, ces élections n’ont pas conduit le pays à la restauration d’une paix totale et n’ont pas permis au pays de s’affranchir de certaines dérives de l’époque Mobutu, bien que le président actuel ait déclaré lors de son discours d’investiture que la « récréation était terminée ». Le congolais attend toujours des améliorations significatives de ses conditions de vie et la régression des mauvaises habitudes sociétales telles que la mauvaise gouvernance, le déni de justice et de la corruption.

 

Par Jean-Charles Dupin pour l’OCCAH, mars 2019

 

DOCUMENT – Chronique d’un travailleur humanitaire dans la tourmente congolaise (2001-2011)

Chaire de gestion de projet (ESG UQAM) Institut d'études internationales de Montréal (IEIM) Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC) Conseil de recherches en sciences humaines