Par Guy Taillefer, pour le Devoir
L’aide internationale n’est pas une démarche philanthropique, contrairement à l’idée que s’en font certains. Elle est un outil essentiel de développement humain, social, économique et politique ; elle est un outil capital d’intervention là où les gouvernements nationaux n’agissent pas pour des raisons faciles à deviner — indifférence, corruption, faiblesse institutionnelle, héritage colonial, rapports de sujétion induits par la mondialisation du commerce… Pour reprendre les mots du Groupe de réflexion sur le développement international et la coopération, dont on publiait samedi un texte en section Idées, l’aide au développement s’appuie sur des valeurs élémentaires « de justice et de solidarité entre humains, des plus nantis vers les plus pauvres », elle est une sorte de système de « péréquation mondiale ».
Il s’agit d’un enjeu qui, en cette campagne électorale fédérale, devrait être pris au sérieux par nos deux principaux prétendants au poste de premier ministre, d’autant que nous vivons dans un monde où les inégalités se creusent, au premier chef dans les pays pauvres. Or, comme d’habitude, il ne l’est pas. Ne coule-t-il pourtant pas de source qu’un pays comme le Canada a objectivement intérêt à voir se développer au Sud des sociétés plus dynamiques et plus stables ?
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