Article de Catherine Viens dans Le Devoir.
« Le Canada et l’Inde entretiennent depuis longtemps des relations tendues. L’une des principales raisons est liée à la présence importante de la communauté sikhe au Canada, mais avant tout à l’implication présumée de certains de ses membres dans un mouvement séparatiste dont le projet politique est la création d’un État sikh indépendant (Khalistan) dans la région du Pendjab, dans le nord de l’Inde. »
« Il faudra rester à l’affût des tensions intercommunautaires et de la manière dont cet événement affectera le paysage politique canadien. »
« S’il faut porter une attention particulière à la montée des discours haineux, il ne faut pas non plus être aveugle aux stratégies discursives. Par exemple, on voit émerger au Canada depuis quelques mois le qualificatif « anti-Inde », ou, en anglais, « Hinduphobia », pour référer aux mouvements sociaux qui critiquent le gouvernement indien. Cet amalgame entre la nation hindoue et l’État indien est très problématique et a pour effet de stigmatiser toute personne d’origine indienne qui s’oppose au gouvernement indien. »
« Quoi qu’il en soit, nous devons rester solidaires des personnes indiennes et canado-indiennes, que l’on ne doit en aucun cas amalgamer à une quelconque orthodoxie. »






