28 septembre 2020

Un modèle unique de la coopération internationale et de la justice transitionnelle : l’expérience de la CICIG (2007-2019)

Texte rédigé par Marc-André Anzueto pour le Blogue Un Seul Monde

Lors de son entrée en fonction en janvier 2020, le président du Guatemala, Alejandro Giammattei, a réitéré sa promesse électorale de s’attaquer au problème de la corruption endémique dans le pays. Malgré l’annonce en juillet 2020 de la création d’un Secrétariat contre la corruption, plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit d’un écran de fumée en l’absence de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG). Entre 2007 et 2019, cette commission a renforcé les capacités d’enquête des procureurs guatémaltèques et permis la mise en accusation, et même l’emprisonnement d’hommes d’affaires, d’acteurs du crime organisé, de politiciens et d’anciens présidents. Or, pour certains milieux conservateurs et réactionnaires de la société guatémaltèque, au nombre desquels figurent l’oligarchie et la classe militaire, la CICIG a franchi des lignes rouges. Ainsi, en dépit de ses succès dans la lutte contre la corruption, les activités de la CICIG ont pris fin en septembre 2019 sur ordre présidentiel. Un an après la fin de la CICIG, ce texte cherche à rappeler les principales avancées de cette expérience singulière et innovante de la coopération internationale.

L’article intégral est disponible ici.