30 novembre 2020

Les abus sexuels dans la réponse à l’épidémie Ebola : pourquoi avons-nous encore échoué?

 

Texte rédigé par Mélanie Coutu, Christine Persaud et Marie-Claude Savard (OCCAH)

Un reportage publié récemment par The New Humanitarian sur l’exploitation et les abus sexuels des femmes dans le cadre de la réponse à l’épidémie Ebola dans la région du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), révèle que la communauté internationale a échoué dans sa mission de protéger les populations vulnérables. Dans le cadre de l’enquête menée par le journal indépendant, une cinquantaine de femmes ont témoigné d’abus et d’exploitation, citant en particulier l’obligation de se livrer à des actes sexuels en échange d’un emploi, souvent précaire, auprès d’une organisation internationale. Selon une survivante, l’acte sexuel est un « passeport » à l’embauche. Puisque l’emploi repose sur une acceptation à la fois tacite, mais réticente de la survivante et des témoins, la récurrence d’abus et d’exploitation demeure élevée après l’embauche. L’impunité qui règne en ce qui a trait à ce type d’inconduite professionnelle dans des contextes de crise humanitaire, particulièrement en présence de Casques bleus, tel qu’évoqué par Burke (2014), n’a guère d’effet dissuasif sur la pratique.

L’article complet est disponible sur le blogue Un seul monde.