4 novembre 2020

COVID-19 : l’art au secours de la santé mentale

Karine Rajoelisolo Debergue, Université du Québec à Montréal (UQAM); Caroline Coulombe, Université du Québec à Montréal (UQAM) et François Audet, Université du Québec à Montréal (UQAM)

Les cas de Covid-19 semblent se stabiliser depuis le début de la deuxième vague de la pandémie au Québec, mais une autre courbe atteint des niveaux inquiétants : celle des problèmes de santé mentale. Est-ce que l’art pourrait être un remède ?

Les risques psychosociaux associés à la Covid-19 concernent tout le monde et particulièrement les jeunes adultes. La pandémie cause une panoplie d’impacts négatifs sur la santé mentale de la population. À un point tel qu’il devient urgent de les atténuer selon divers spécialistes. Devant ce constat, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suggère, entre autres l’écoute de soi et la pratique d’activités agréables et relaxantes. L’art peut aider à suivre ces recommandations et, plus que jamais, son potentiel d’apporter un bien-être psychologique en situation de crise fait l’objet d’études. Malgré ces constats, l’art reste un outil encore peu exploité en santé mentale.

Dans le cadre de nos travaux au sein de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaire, nous étudions le potentiel vertueux des activités artistiques en temps de Covid. Nous avons notamment observé, depuis le début de cette pandémie, différentes manifestations artistiques spontanées de la part de personnes confinées. Certains ont réalisé des créations visuelles ou de la musique. D’autres se sont amusés à reproduire des œuvres connues ou à s’exprimer via l’art urbain. Des artistes ont composé des chansons en soutien au personnel médical et des musées ont tenu des expositions virtuelles ou à l’extérieur. Nous avons également collecté des données sur les risques du confinement et les vertus de l’art sur la santé mentale. De plus, lors de la première vague de la Covid-19, nous nous sommes entretenus avec des art-thérapeutes et plusieurs artistes.

La version originale de cet article a été publiée sur La Conversation.