Dans un monde où crises climatiques, sanitaires et sociales se renforcent mutuellement, la production de connaissances ne peut plus s’affranchir des territoires, des mémoires collectives et des savoirs vernaculaires. Les savoirs situés (oraux, écrits, sensoriels, matériels) constituent des repères incontournables pour comprendre les relations santé-environnement, les transformations des écosystèmes et les conditions d’appropriation des projets.
Ce colloque propose un espace de dialogue entre chercheurs, praticiens, acteurs communautaires, bailleurs et coproducteurs de savoirs, afin de mettre en lumière des formes de validation ancrées, des usages vernaculaires de la science et des méthodes « indisciplinées » capables de mieux saisir les expériences vécues, les hybridations et les frictions Sud-Nord.
Nous invitons des communications qui mobilisent :
- des épistémologies situées (Sud–Nord, autochtones, rurales, diasporiques, féministes, critiques)
- des données qualitatives, quantitatives, narratives, matérielles ou esthétiques
- des méthodes innovantes ou participatives
- des analyses rigoureuses des asymétries de pouvoir et de la justice épistémique.






